Reconditionner un mécanisme de roue libre Atom 4 et 5 vitesses « Bté SGDG » et 66

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Prêt pour une bonne inspection de remise en état de votre roue libre Atom ?Franchement, avec ce modèle c’est très simple, même si vous n’avez jamais fait ce genre d’entretien. Ceci dit, si vous hésitez encore, vous pouvez lire cet article : quand démonter le mécanisme d’une roue libre ?

Alors, on y va ? Tout d’abord, pour savoir de quoi on parle, et pour séparer les pignons du corps de roue libre, voir ICI la présentation de cette famille. Ôter les pignons n’est pas obligatoire – surtout pour le dernier à retirer, généralement récalcitrant – mais plus confortable pour la suite des opérations.

Ces roues libres présentent 38 engagements de cliquets avec 19 dents de loup. Sur les 2 cliquets, il n’y en a toujours qu’un seul en prise. Assemblée, une Atom « Bté SGDG » (ou 66) 4 ou 5 vitesses ressemble à ça :

  1. Avant le démontage, apprécier le jeu dans la roue libre, si en tenant la partie centrale on peut la mettre facilement « en crabe » ou non (ce qui donnera une indication sur les rondelles de calage à remonter, on verra ça étape 18).
  1. Le démontage commence. Pour avoir accès à l’intérieur du mécanisme, dévisser la bague centrale dans le sens horaire. Une clé à ergots est toujours beaucoup plus recommandable qu’une lame de tournevis ou un pointeau, même s’il n’y a pas beaucoup d’espace entre les ergots et le filetage ; il faut dire que le rebord central ne facilite pas non plus l’accessibilité !
  1. On voit alors les billes du chemin de billes supérieur. Ici, pas beaucoup de graisse. Tout ça est plutôt sec, mais surtout, surprise : soit le mécanisme a déjà été bricolé de manière hasardeuse, soit c’était la fin de la journée à l’usine… En tout cas, à première vue il manque environ cinq billes ! Il devrait y en avoir 34 de 1/8″ ou 3,175mm. Les mettre de côté.

 

 

  1. Retirer la ou les rondelles de calage présentes.

 

  1. Retourner délicatement la roue libre en faisant attention que la partie centrale ne se déboîte pas du reste, puis la soulever délicatement.

 

  1. Mettre les billes de côté. Il en manque moins de ce côté-ci ; normalement il y en a 47, toujours de 1/8″ ou 3,175mm.

 

On a maintenant accès aux cliquets, ici bien dégueulasses, recouverts et collés par la vieille graisse figée. Pas étonnant que l’enclenchement soit laborieux.

 

  1. Écarter les cliquets du corps de roue libre, puis les soulever à la verticale.

 

 

  1. Les ressorts peuvent être délicats à retirer. Normalement, ils viennent sans problème avec une pince plate fine… Mais parfois ils résistent. Dans ce cas, forcer ne sert à rien, sauf à détruire le ressort ! Il faudra nettoyer le logement avec son ressort en place (en passant derrière avec un coton-tige par exemple).

 

  1. Bref, c’est le moment de tout nettoyer et d’inspecter l’état des pièces. Sous les pavés la plage ; et pour cette autre roue libre, sous la bouillasse quoi donc ?
  1. Même si les dents de loup de ces roues libres sont relativement petites, elles sont réalisées en acier costaud. Ici libérées de la crasse, elles sont impeccables… Le chemin de billes autour est un peu « granuleux », rien de grave.
  1. Les cliquets sont habituellement moins résistants. Ici le bout des palettes est émoussé (ce qui peut être impressionnant en gros plan) mais pas d’écaillage ni d’usure trop prononcée qui gênerait leur verrouillage (le profil est respecté vue de dessus, en bas à droite). Pas de quoi rester sur le bord de la route, même si ça pourrait être mieux !
  1. Il reste à inspecter les billes qui ne doivent pas avoir d’irrégularités et/ou de traces d’usure prononcée. Leur diamètre est de 3,175mm ou 1/8″.

Notez qu’ici, elles ne sont pas vraiment terribles. À cause de leur mauvais état de surface – elles ressemblent bientôt plus à des petites patates qu’à des jolies sphères – les remplacer sans hésiter.

  1. Place au remontage. On commence par remboîter (verticalement) les ressorts dans leur logement, partie longue vers l’extérieur. Placer ensuite les cliquets, perpendiculairement au corps de roue libre, puis les rabattre. Les ressorts doivent nettement écarter les cliquets, sinon plier légèrement les lames vers l’extérieur.
  2. Badigeonner légèrement de graisse le chemin de billes sans remonter vers le milieu du mécanisme, car la graisse a tendance à figer les cliquets (qui aiment l’huile mais pas la graisse).

La graisse sert surtout à coller les billes le temps du remontage, donc à utiliser avec modération.

 

 

  1. Bien plaquer les 47 billes (de 3,175mm ou 1/8″) sur leur piste.

 

  1. Présenter la partie supérieure en la posant simplement sur celle qu’on vient de préparer. Presser fortement dessus tout en tournant vers la gauche, ce qui permet d’enclencher un cliquet puis l’autre dans les dents de loup, et le corps tombe en place.

 

 

  1. Graisser le chemin de bille supérieur et placer les 34 billes (également de 3,175mm ou 1/8″) bien en périphérie.

 

  1. Remettre les rondelles de calage. Si avant le démontage il y avait un jeu important dans le mécanisme, au point de pouvoir le mettre facilement « en crabe », retirer une rondelle permet de réduire efficacement le jeu. Remplir généreusement le mécanisme d’huile. Revisser aussitôt – pour que l’huile n’ait pas le temps de liquéfier la graisse qui tient les billes en place – la bague dans le sens antihoraire… Puis faire tourner la roue libre pour faire ressortir la graisse.

  1. Essuyer, et faire tourner la roue libre tant que de la graisse ressort. Cela peut prendre 5 ou 10 minutes.

 

À la fin, l’huile a pris la place de la graisse… Il n’y a alors plus qu’à remonter les pignons, et c’est terminé !

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