Refaire un dessus de selle

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Contrairement aux selles en cuir, les modèles en « plastoc » vieillissent plus mal, mais peuvent se refaire plus facilement. Poser une couverture neuve reste possible, si on n’attend pas trop que la décrépitude attaque la mousse. Vous allez voir, c’est même assez facile.

Voici donc le cobaye du jour : modèle inconnu, allure des années 80… Une selle classique, quoi. La couverture jadis blanche est grise, élimée, baille sur les côtés et a quelques manques à l’arrière. Rien d’irrémédiable, la mousse est encore ferme et en bon état. Il est temps d’intervenir.

La couverture est maintenue par des agrafes. On va donc garder le principe. Pas trop longues, bien sûr, les plus courtes (4mm) feront parfaitement l’affaire en évitant de se griffer les cuisses !

C’est parti…

Retirer les agrafes délicatement. Une vieille lame de couteau est plus pratique – et moins blessant pour la selle – qu’une lame de tournevis.

Retirer ensuite tout doucement la couverture de la mousse, en faisant attention à ne pas décoller la mousse elle-même de la coque plastique de la selle.

 

Retirer les dernières particules de couverture restées accrochées à la mousse… Sinon ça se verra sous une couverture neuve, et ça serait franchement dommage !

 

Découper la nouvelle couverture à partir du contour de l’ancienne. Comme elle est sans doute devenue dure comme du carton, ce n’est pas forcément évident, mais ce n’est pas un travail de grande précision non plus. Dans tout les cas, il vaut mieux voir un peu plus large pour éviter les mauvaises surprises. Cuir très souple ou skaï d’ameublement sont de bons choix… En gardant à l’esprit que plus la couverture est souple, moins il y aura de risques de faire des plis !

Napper entièrement de colle néoprène – en une couche épaisse – le revers de la couverture de selle et le dessus de la mousse. Laisser sécher mais pas trop longtemps – la colle encore très légèrement poisseuse est parfaite, mieux que déjà sèche au toucher – pour garder la possibilité de repositionner la couverture aux endroits où elle ne serait pas assez tendue. Ici ce tube de 55ml est suffisant pour une selle entière. Serrer un des rails de la selle dans un étau permet de garder les deux mains libres pour ensuite tendre plus facilement la couverture.

Commencer par tendre la couverture par le milieu, longitudinalement, puis rabattre les côtés bien tendus. Ici, le milieu du côté mérite d’être encore un peu tendu pour lisser le rendu fripé.

 

Bien tendre l’arrière du croissant en évitant les plis.

 

 

 

 

S’occuper ensuite de l’avant. C’est le plus compliqué. Laisser un ou deux plis en bout du bec de selle n’est pas une honte, ça arrive !

 

 

Découper le contour de la couverture en en gardant suffisamment pour le rabattre sous la coque et permettre l’agrafage.

Après avoir mis un peu de colle néoprène sur le contour intérieur de la coque, rabattre fermement la couverture et l’agrafer (des agrafes les plus courtes possibles, de 4mm, feront l’affaire).

Quelques agrafes ne s’enfoncent pas forcément à fond dans le plastique… mais c’est mieux que de le traverser ! L’agrafage permet d’avoir une sécurité d’accrochage, mais c’est la colle néoprène qui assure principalement la tenue de la couverture.

Et voilà le résultat.

Il reste un pli sur l’avant… La prochaine fois il faudra faire plus attention et mieux choisir la souplesse du revêtement.

Ceci dit, certaines selles possèdent une petite ligne de couture à cet endroit, et ce n’est pas pour rien (ni par hasard) !

 

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